Lâcher-prise & prendre de la hauteur

Fév 17, 2022 | Lifestyle, Non classé

Bienvenue sur ce nouvel article de la Sorcière graphique ! Cela fait au moins 2 mois que je n’avais pas écrit de nouvel article, j’avais besoin de m’éloigner un peu de tout et je vais t’expliquer pourquoi. Pour retrouver la version podcast de cet article, c’est ici : Lâcher-prise et prendre de la hauteur.

Pourquoi suis-je partie aussi longtemps ?

J’ai eu une grosse période de fatigue tant mentale que physique, pas loin du burn-out. J’étais peu présente sur les réseaux sociaux ou en tout cas pas au rythme où j’avais l’habitude d’y être. J’ai vraiment eu besoin de lâcher tout ça, et de me ressourcer. J’ai aussi été malade. Comme pour beaucoup de personnes, le covid s’est invité chez nous, et ça m’a obligé à créer de l’espace pour du repos, chose qui pour moi était très peu habituelle. J’ai dû lâcher prise.
J’étais vraiment au fond du fond, tant en termes d’énergie mentale que d’énergie physique. J’avais besoin d’être moins sur les réseaux, que ce soit sur Instagram, sur le podcast ou même sur mon site. Sur les réseaux, il a toujours cette habitude de se comparer aux autres, avec la peur des jugements. Je sais que ce n’est pas juste une course au likes et je sais que j’ai un travail à faire dessus, mais j’ai senti que j’avais besoin de m’éloigner de tout ça pour réfléchir à ma façon d’être visible et présente en ligne.

La surcharge de travail 

Même vis à vis de mes clientes, j’ai dû drastiquement ralentir le rythme. Lorsque l’on est entrepreneur, administrativement c’est compliqué d’être en arrêt maladie. Lorsque je m’arrête, je ne gagne pas d’argent. Même si mon entreprise est pérenne, j’avais déjà pris deux semaines de vacances pendant les fêtes, alors lorsque je suis tombée malade début janvier, j’ai ressenti de la culpabilité vis à vis de mes clientes. Je me suis rendue compte que j’étais d’une exigence colossale envers moi-même, que je souhaitais être parfaite, productive, toujours au taquet pour travailler.
Alors lorsque mon corps m’a dit “ non non tu vas rester couchée, je t’assure que tu vas rester couchée”, ça a été une grosse claque car j’ai été obligée de lâcher mon mental, ma frustration et me dire “ok, je vais me coucher, prendre soin de mon corps et de mon esprit”. 

La nature cyclique des “travers”

Ça a toujours été un mauvais schéma chez moi. C’est ce que j’appelle un de mes “travers” : c’est quelque chose qui est à surveiller car ça revient souvent. Être perfectionniste à outrance c’est aussi être très exigeant envers soi-même et donc se surcharger en termes d’horaires, de travail, d’envie de faire plaisir aux clientes, à l’entourage, aux proches …

C’est comme l’histoire du vase : on ne peut rien donner aux autres lorsqu’on n’a pas rempli son propre vase. Et là, mon vase était vide. Je n’avais plus rien à donner, plus d’énergie, plus d’envie, plus d’enthousiasme, plus de joie. 

Nous sommes tous des êtres humains cycliques, en lien avec la nature, et outre cet aspect cyclique de la vie, il y a aussi les travers qui reviennent et qui sont à combattre à chaque fois. Dans mon cas, ce travers revient à chaque fois que je me surcharge et que j’en attends trop de moi-même.

J’ai déjà travaillé cet aspect de moi en coaching, en thérapie, en introspection ou encore lors de mes tirages de tarot. Mais travailler dessus ne veut pas dire faire disparaître totalement le problème. C’est un travail permanent : lorsqu’on arrête de trop s’y intéresser, le problème revient brutalement et c’est exactement ce que j’ai vécu. Mais c’est aussi important de dédramatiser tout ça. On ne peut pas toujours être productif, au top du top, à fond. Je me suis pris cette vérité en pleine face, et je n’ai pas eu d’autre choix que de l’affronter.

La perte de sens et de joie

Aujourd’hui ça va mieux, mais cette expérience a aussi été accompagnée d’une perte de sens. Je me suis demandée “pourquoi je suis graphiste spirituelle ?”, et au-delà de la perte de sens, ça a été une perte de joie. J’étais happée dans mon quotidien, complètement submergée par mon travail, je faisais les choses parce que je devais les faire, pour gagner de l’argent, pour équilibrer ma vie pro et ma vie perso. Je ne prenais pas de hauteur. Je me lançais dans ma journée jusqu’au soir sans réfléchir, sans me demander si je prenais autant de plaisir et de joie dans mon travail.
Bien-sûr, j’avais toujours le plaisir d’échanger avec mes clientes si adorables, mais lorsque je me retrouvais seule, physiquement et dans ma tête, je repartais directement dans mon quotidien en me murant dans mon planning ultra-chargé. Je n’avais plus aucune minute à moi, plus aucun créneau pour “ne rien faire”, je n’avais plus aucun temps libre et même les activités avec mes proches étaient planifiées. 

Je n’étais pas loin de la dépression, et j’avais tendance à me renfermer. Mon moyen de défense était de m’enfermer dans mon univers créatif, dans ma tête, sans partager mes problèmes. On me dit souvent que je suis très douée pour donner de bons conseils, mais que j’ai du mal à les appliquer pour moi-même. 

La remise en question

J’ai donc dû à un moment donné m’arrêter. Je me suis autorisée à prendre du repos, à ne pas travailler les jours où j’avais prévu de le faire car je n’avais pas l’énergie physique et mentale. J’ai pris du temps pour lire. J’ai permis à mon esprit de s’évader à travers des romans fantastiques. De cette manière mon corps a pu se reposer. Seulement, en lisant, mon esprit ne se reposait pas vraiment, mais il fuyait en quelque sorte.

J’ai aussi dû travailler sur ça : après le repos du corps est venu le repos de l’esprit. J’ai commencé à réfléchir à cette perte de sens et de joie. Prendre de la hauteur sur ça n’a pas été simple. J’ai l’habitude tous les ans, en septembre ou en janvier, de prendre du temps pour faire un “chek-up” de mon entreprise, pour voir si je suis toujours sur le bon chemin. C’est clairement quelque chose que j’avais besoin de faire rapidement. Et avant de reprendre le travail de manière efficace, surtout dans la durée, j’avais besoin de prendre du temps pour ces réflexions.

Faire le point

En discutant avec Marine de @moonambitieuse, une amie qui m’est très chère, j’ai eu envie de remettre tout à plat. Elle m’a demandé de faire le bilan. Et en le faisant je me suis rendue compte que dans tout ce que je faisais, il y avait encore beaucoup de joie. J’aime être graphiste spirituelle, j’aime accompagner des femmes entrepreneures. J’aime tout ce qui va arriver. J’adore enregistrer des podcasts, j’aime créer des âmes visuelles, des sites internet. J’aime les cercles de femmes, les projets avec et sans mes collaboratrices. 

Mais je pense que j’ai besoin de temps en temps de prendre de la hauteur pour me rendre compte de ce que j’aime dans ce que je fais. Je pense aussi que je souhaite en faire plus. J’ai envie de participer au monde de demain, d’être un morceau à part entière de ce changement. Je souhaite montrer le chemin possible dans cet entrepreneuriat que j’essaie de construire pour moi-même et aussi pour les autres à travers mes accompagnements.
Lorsque l’on ne s’éloigne pas de son chemin, quand on sait pourquoi on fait ça, on peut aller tellement loin dans le positif, dans le beau. Dans ce que l’on est censé éprouver lorsque l’on fait ce qu’on aime. Je me rends compte que je fais toujours ce que j’aime et j’espère que ça se voit et se sent. 

Prendre de la hauteur

J’avais besoin de prendre un peu de hauteur et de réfléchir à comment continuer à faire ce que je fais en le faisant toujours plus dans la joie. En aidant encore plus de personne, sans mettre en danger ma propre sécurité financière. Se lancer dans de nouveaux projets demande beaucoup d’énergie et de temps. Ça implique de mettre de côté les projets actuels qui rapportent de l’argent à l’instant T.
J’avais besoin de cette réflexion : de me rendre compte que oui, j’aime ce que je fais. Mais qu’il y a encore tellement d’autres choses que j’ai envie de faire. Avant, je me sentais frustrée car je n’arrivais pas à rajouter du temps pour de nouveaux projets. Je suis multi-passionnée. J’ai toujours 1000 idées à la minute et c’est parfois fatiguant mais ça me procure aussi beaucoup d’émotions positives. 

C’est pour ça que c’est important de savoir lâcher prise et respecter ses limites avant que notre corps ne nous laisse plus le choix. Pouvoir prendre de vrais temps de pause physique et mentale. Prendre de la hauteur pour se rappeler ce qui nous met en joie et ce qui nous correspond. 

Trouver l’équilibre 

L’avantage de l’entrepreneuriat c’est que l’on peut créer son propre métier. Si je souhaite lier lithothérapie, tarot et astrologie au graphisme, je peux. Je ne suis pas obligée de faire une seule chose. Je veux tout, sans choisir entre être graphiste ou être accompagnatrice. Et je veux profiter de ma vie de maman, d’amoureuse, et avoir un travail qui me met en joie. Il suffit juste d’en avoir envie, et de le penser. Bien-sûr, ce n’est pas parce que l’on pense à quelque chose comme ça que ça va se matérialiser tout de suite. C’est souvent beaucoup de travail, de nuits blanches. Mais je suis persuadée que l’on a ce besoin régulier de revenir à soi pour du repos, de l’introspection. Tout simplement pour s’assurer que l’on est sur le bon chemin. 

Je ne pense pas que je m’étais éloignée du chemin, mais simplement que je m’étais mise des œillères qui m’empêchaient de voir l’arrivée. J’étais fixée sur mes pieds, et j’avais juste besoin de lever un peu la tête pour voir où j’allais. 

Pour conclure

Je suis donc de retour sur le blog. Je ne sortirai plus un article par semaine comme avant, car c’était énormément de travail et que je souhaite maintenant travailler différemment. Les prochains articles sortiront quand j’en aurai envie. Ce sera peut-être trois par mois et le mois suivant un seul, je ne sais pas. Mais si tu souhaites être informé.e des prochaines sorties d’articles de blog, tu peux me suivre sur Instagram : @la.sorciere.graphique. J’espère que ce nouveau rythme te conviendra. Que ça ne t’empêchera pas de me suivre et si cet article a fait naître en toi des réflexions. N’hésites pas à m’écrire sur les réseaux sociaux, je serai ravie d’en discuter avec toi. À très bientôt. 

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